♫ 13 - Le temps passe

Le temps passe

 

Les yeux bridés, le nez bouché
Il faut le temps de réveiller
Tout l’attirail dans mes entrailles
Hier c’était ma fête, j’ai mal à la tête

La table est remplie de couleurs
Tell’ment qu’elle m’en donne des vapeurs
Je touille mon thé encore fumant
Sous les yeux fascinés de mon amant

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Et le temps passe
Sans que jamais on ne s’en lasse
Et plus j’enlace mon amant
Plus rien n’me tracasse, même pas le temps

-

Le lac m’accueille à sa manière
Sur le bateau un froid polaire
M’invite à l’ingéniosité
Je trouve un beau brun pour me réchauffer

Pendant ce temps les îles se baignent
Quelques oiseaux nous jouent leur scène
Je les regarde s’amuser
Même si ça me glace de les voir plonger

-

Et le temps passe
Sans que jamais on ne s’en lasse
Et plus j’enlace mon amant
Plus rien n’me tracasse, même pas le temps

-

J’ai mis un pied sur le soleil
C’est le nom de cette merveille
Un petit îlot de paradis
M’a fait oublier tous mes ennuis

Quelques foulées vers les hauteurs
Sans oxygène me lèvent le cœur
Mais je recharge en énergie
Sur un mur sacré par les esprits

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Et le temps passe
Sans que jamais on ne s’en lasse
Et plus j’enlace mon amant
Plus rien n’me tracasse, même pas le temps

-

C’est parti pour la randonnée
Maint’nant il faudra assumer
Quatre ou cinq heures, c’est pas la mort
Mais sans crème solaire, ça va taper fort

J’ai pris une bonne assurance
Pour les coups durs, pour la malchance
Mais pour les coups d’amour, cause toujours !
Y’a pas de clause prévue pour

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Et le temps passe
Sans que jamais on ne s’en lasse
Et plus j’enlace mon amant
Plus rien n’me tracasse, même pas le temps

-

Une forêt d’eucalyptus
Enfin me débouchent les sinus
Deux ânes nous suivent à la trace
S’arrêtent un moment, puis nous dépassent

Main dans la main, le cœur battant
Tout au loin un lieu étonnant
Et nous entrons dans un village
Qui semble avoir traversé les âges

-

Et le temps passe
Sans que jamais on ne s’en lasse
Et plus j’enlace mon amant
Plus rien n’me tracasse, même pas le temps

-

Le village était bien charmant
Tout fait de pierres or et argent
Des chapeaux chinois couvrant la tête
D’habitations toutes rondelettes

Le bout de l’île n’est plus très loin
Heureusement car on a faim
Je sens déjà les truchas grillées
S’écouler lentement dans mon gosier

-

Et l’on s’embrasse
Sans que jamais le temps menace
Tous deux la tête dans les nuages
On oublie qu’on est de passage

Et le temps passe
Sans que jamais on ne s’en lasse
Et plus j’enlace mon amant
Et plus le temps passe, c’est affolant !

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